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C'était hier mardi 6 septembre à la mairie d'Awae. Rendus sur les lieux pour le recoupement au sujet de 5 mois de salaires impayés des employés de sa municipalité, de l'abandon total des salles de classe de l'école publique d'Awae centre  au toit envolé depuis près de 3ans et du stationnement abusif des camions et véhicules de transport en commun en plein axe de la nationale N 10, le maire dit interdit de médias à cause de ses démêlés avec la justice camerounaise. Néanmoins devant les deux journalistes, il leur confiera deux agents de sa mairie qu'il aura préalablement blâmé d'avoir introduit dans son bureau des hommes de médias alors qu'ils pouvaient résoudre ce problème sans lui. D'autant plus qu'ils savent très bien qu'il est interdit de médias. Les journalistes sont donc invités à regagner un bureau mitoyen pour une séance de travail avec le chargé des questions de développement et le financier de la mairie à qui il ordonne de passer une interview aux hommes de médias (dixit Akono Ze). Alors que les journalistes attendent les deux agents au couloir où  une dizaine d'employés larmoient des vicissitudes de la rentrée scolaire, ces derniers feront encore près de 15 minutes au bureau du maire. À leur sortie, visiblement ils se sont passé le mot, ils se dirigeront directement vers la route pour prendre les motos questions de rentrer chez eux. S'approchant d'eux pour s'avoir ce qu'il en est, les deux esclaves du maire demanderont deviendront aussi violents que jamais devant le regard alléchant du maire. Sa milice pilotée au doigt s'en mêle et les deux journalistes sont régulièrement tabassés pour avoir osé en savoir plus à cet effet. Leur matériel de travail est saisi et saboté. Au moment où nous couchons ces lignes, les avocats de la Tribune du Grand Sud se sont saisis du dossier pendant que l'un d'entr'eux (journalistes) suit des soins intensifs dans un hôpital de la place. Affaire à suivre...

Bil Fadil